Lundi 13 février 2006

Aquarelle, gouache, tempera, détrempe ; explications

Une définition originelle peut vous permettre de mieux saisir le sens de ces termes, et d’en appliquer plus aisément leur principe :

 

 Il faut déterminer deux sortes de termes, aquarelle et gouache sont à l’origine des  noms désignant des procédés de peinture alors que tempera et détrempe sont données en fonction des matériaux, pour ne pas rentrer dans des détails fastidieux nous donnerons comme définition :

 

Détrempe : ensemble de l’association d’un pigment et d’un véhicule (généralement aqueux : eau ou urine…)

 

Tempera : ensemble de l’association d’un pigment, d’un véhicule (idem détrempe ) et d’un liant (colle, gomme, œuf…) avec la particularité de ces deux ensembles ne pas se fixer dans le temps comme l’acrylique, la cire ou l’huile, ce qui confère à ces produits une certaine fragilité si elle n’est pas protégée ( Techniques des plus anciennes puisqu’elles ont prit nécessairement naissance dans les temps les plus reculés de l’histoire de l’homme.

Aquarelle : n’importe quel initiateur néophyte vous dira que l’aquarelle c’est de la peinture à l’eau. Evidemment ! Mais ce n’est pas pour cette raison qu’on l’a appelé ainsi la gouache est aussi de la peinture à l’eau !

Ce nom explique bien la technique : la racine aqua confère à ce mot la particularité de l’eau, c’est à dire sa transparence ! La technique aquarelle va utiliser cette particularité avec pour effet d’additionner les couches : couche bleu sur couche jaune donnera du vert ! En opposition à sa cousine la gouache.

Gouache : beaucoup de termes ont subi des transformations depuis leur origine ainsi l’origine du mot gouache ( sa racine est gesso : plâtre) utilise le principe couvrant de la matière : couche bleu sur couche jaune donnera alors du bleu .

Donc peut importe le produit que vous utiliserez ou qu’on vous vendra (méfiez-vous des marchands de couleurs, leur intérêt n’est pas le vôtre !)  la technique tiendra plus à sa façon de l’utiliser qu’au produit en lui-même, et par conséquent rien ne vous empêche d’utiliser les deux techniques sur la même œuvre pourvu que le rendu détermine au mieux l’émotion que vous désirez traduire

Par Robert G - Publié dans : robertg "art et peinture" conseils
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Mardi 7 février 2006

Par Robert G - Publié dans : robertg "art et peinture" conseils
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Dimanche 5 février 2006

Comment distinguer une bonne peinture ?

 

Essentiellement la peinture doit nous interpeller ! Le mot est lâché ! Bouche en cul de poule, le geste large, le verre à la main, ce petit mot plane dans lieu d’expositions, galerie, salons etc.…. quoi qu’un peu désuet,  il est quand même le mot juste, l’œuvre artistique a besoin de réveiller, interroger, parfois même choquer  celui qui s’y trouve confronté…

 

Quelques petits conseils pratiques en entrant dans un lieu d’exposition :

 

-          Ne pas avoir de préjugés, vous n’allez pas voir forcément quelque chose que vous connaissiez alors laissez-vous surprendre

 

-         Dès que vous tenez la poignée de la porte, posez-vous la question : Qu’est ce que l’artiste attends de moi ? 

 

-3 possibilités : 1) qu’il me juge ; 2) qu’il juge ce que je présente ; 3) qu’il achète ce que je produis

 

-          Une fois entré, regardez, laissez-vous « prendre » par les ambiances et au moment de sortir, imaginez que l’artiste veut vous donner le tableau que vous voulez ! Même si vous n’avez pas du tout aimé, retournez devant le tableau de votre ultime choix, placez-vous devant et laisser faire votre œil, ne le catalysez pas par une pensée plus ou moins précise… vous vous rendrez compte que votre œil se localise sur des formes, des couleurs, des matières…. Voilà vous savez ce qui vous plait en peinture ! si vous avez pu isoler ces quelques éléments du magma émotionnel de votre pensée vous constaterez par la suite que les choix esthétiques qui vous caractérisent seront toujours ou presque en rapport avec ces qualificatifs

 

-          La chose essentielle à savoir c’est qu’un artiste (…peintre, je ne parle que de ce que je connais, mais je pense qu’il est possible d’anticiper !) … A 3 maîtres :

 

        _1)  je peins pour moi, dans ce cas il est très peu intéressé par la finalité, il se suffit seulement du plaisir de peindre ! Le résultat n’a pas d’importance, l’action est sincère, juste, brut, sans concession.

 

        _2)  je peint pour les autres, dans ce cas je vais suivre les tendances, mettre en scène des effets, montrer mes capacités à faire ressembler au réel, ou pire à un autre… dans ce cas seul le résultat compte !

 

Je ne peint pas je produis (il faut bien vivre !!!)

 

        _3)  je vais laisser une trace, ici la démarche ne dépend pas forcément de l’artiste, il cristallise dans une démarche, une œuvre, un style ou souvent un discourt philosophique plutôt qu’une œuvre esthétique.

 

 Je souhaite que ces quelques conseils permettront à certain de ne pas penser que l’art appartiendrait à une élite !

Par Robert G - Publié dans : robertg "art et peinture" conseils
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Samedi 4 février 2006

structurer, reconstruire, recomposer, finalement nous bâtissons sur de l'ancien, le resulat ne peut être que nostalgique, mais fragile....

Par Robert G - Publié dans : robertg "art et peinture" conseils
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Vendredi 3 février 2006

L’art contemporain est-il encore aussi actuel que çà ?

S’il est vrai que l’artiste (pas de variété !) est le baromètre de notre société, il serait intéressant de savoir ce qu’il ressent en ce moment ?

Je remarque deux tendances :

La première :

S’il fallait faire un petit historique sur les généralités qui ont motivé les artistes, on retrouve les postulats généraux cités dans les précédents articles (pour ceux qui suivent !).

Communiquer, ce fut quand même le premier média visuel et il l’est rester pendant des millénaires avant qu’arrive la photo et sa suite…. Et nous verrons dans la deuxième tendance l’importance de cette communication

S’exprimer, c’est à dire de façon paradoxale transposer matériellement des émotions. On développera ultérieurement…

Nous nous trouvons maintenant avec la mondialisation et notre ère d’ultra information avec de nouvelles cartes, être le révélateur des tendances de notre société. Depuis le cubisme avec le Corbusier, qui annonçait la création des grands ensembles immobiliers, l’impressionnisme qui ouvrait la porte à l’art dans les milieux les plus modestes, le surréalisme qui annonçait ce monde de grand trucage (cinéma, télévision…) et j’en passe…

Des manifestations moins connues comme les mouvements le constructivisme, hyper-réalisme, l’art nouveau, la bande noire… plus proche de nous Cobra qui n’est pas loin de nous inscrire encore en message codé les aboutissants de ce que nous prépare l’union européenne.. Ais je m’égare ! Constater quand même : vous connaissez sans doute un aquarelliste local ? Chercher les humains dans leurs paysages ! Quelle comparaison avec la belle époque de l’impressionnisme ou çà grouillait de personnages tous plus pittoresques les uns que les autres ! L’art prend conscience que notre monde est matière, nous l'avons peut être oublié… et cette matière peut, elle-même nous exprimer de nombreuses émotions en particulier celle de disparaître, d’être polluée,  recyclée, elle redevient une trace, et cette trace réveille en nous une nostalgie, un souvenir… les  artistes sont très sensibles à ces signes parce que leur métier, leur conditionnement, leur éducation ont souvent été marginal, ne sont-ils pas parmi ces élèves jugés bon a rien ou fainéant ?

 Il est reconnu (enfin !) Que, loin d’être idiots, ces « fait-néant » ne sont en fait que cette sorte d’individu qui ne juge pas utile d’obéir à ces éducateurs qui nous moulent pour rentrer dans le rang et de faire partie des rouages de notre belle civilisation (ceci est un constat et non une critique !) Marginal donc en marge ! Place privilégiée pour faire un « tableau » de cette société !

la deuxième :

le tag et le graff sûrement les marques les plus sensibles de notre temps :

d’abord par leur lieu d’exploitation, souvent des friches industrielles ou en banlieue,

mais surtout, si nous considérons que depuis la naissance de nos civilisations, nous constatons que foncièrement, l’occident a développé la communication par l’image (fresques préhistoriques par exemple),  et l’orient a développé les signes (écriture, chiffres, calcul, etc.)

Il n’est pas difficile de constater que le tag est une conjugaison de signes et de graphisme, notre société est en pleine restructuration dans ce sens. Le Tag montre bien ce rapprochement entre ces blocs et le malaise qu’il crée dans certaine société est en concordance avec l’actualité.

Conclusions amères

Nous avons donc un rôle fragile, pas toujours évident, qui demanderait un peu de protection si on nous aide pas. Il est dommage que les instances culturelles n’aient d’yeux que pour une minorité même pas représentative de cette énorme corporation qu’est le milieu artiste… mais de ce fait, notre chance est de n’avoir de comptes à rendre à personne,

C’est sûrement pour çà que la nuit, je dors bien !

 

Par Robert G - Publié dans : robertg "art et peinture" conseils
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