Il y a fort à parier que les galeristes vivent leurs derniers beaux jours. La peinture, l'art se démocratise, on vend des tableaux en leasing, à tempérament, on peut louer, il existe des bibliothèques, on peut échanger, et je ne vous parle pas d'Internet ! .. Bref un vrai produit commercial.
Mais qui s’y retrouve maintenant ? L’artiste ? Le vendeur ? Le bricoleur du dimanche qui cherche par tous les moyens à placer ses... oeuvres? Mais, soyons sérieux ! Quel est le facteur essentiel ???
L’acheteur évidemment !! L’acheteur était un connaisseur, un mécène, un spéculateur.. Bref une personne directement intéressée par son acquisition !!!!
Qu’en est-il aujourd’hui, ? A quel pourcentage peut-on estimer cet acheteur parmi la masse des personnes intéressées ?? Faible, très faible !!!
Pas de place pour l'art ! Vive le produit !
Vendre ses oeuvres sur un marché ou dans une expo de complaisance, ces salons et autres concours qui foisonnent et permettent à nos éminentes personnalités communales, départementales, régionales, nationales.. De se gargariser d'aider la culture !!!! Ne peut donner à l’artiste que cette étiquette de produit de marché !! Comment vendre un produit et une œuvre à des prix différents comment y voir une différence ? A quoi joue l’artiste avec l’acheteur ? Ou est la sincérité de l’artiste ? Quand, comment peut-il estimer ce qui est une œuvre ou un produit ? Doit-il reconnaître qu’il brade son talent ?
Je ne crois pas que l’œuvre ait un prix en soi ! Je persiste à penser qu’il vaut mieux estimer l’acheteur, lui aussi doit être sincère dans sa façon de ressentir l’œuvre et s’il a les moyens, qu’il paye à sa propre valeur et s’il ne les a pas qu’il estime cette acquisition en rapport avec la valeur qu’il peut lui donner !!
Oui je rêve !!! Ne suis-je pas un artiste ?
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